Pierre-Georges Latécoère

Pierre-Georges Latécoère

Htes-Pyrénées, le 25 août 1883, naissance de Pierre-Georges Latécoère à Bagnères-de-Bigorre.

A l'orée du siècle, Pierre-Georges Latécoère est à la tête d'une entreprise florissante. Depuis dix ans, il a tiré un parti maximum de la scierie familiale installée à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-pyrénées) et récupéré des marchés d'importance dans le domaine de la construction ferroviaire. Comme Louis Renault, André Citroën et tous les industriels concernés, le tout jeune diplômé des Ars et Métiers répond " naturellement à l'effort de guerre dès l'ouverture du conflit en 1914.
Pratique et lucide, il livre des caisses de munitions, des cuisines de campagne, des baraquements des obus de gros calibre. Le 29 octobre 1917, le ministère des Armées lui commande mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2, dotés de moteurs de la même marque. L'échéance pour la première livraison est fixée au 15 mai 1918. Même s'il n'a jamais approché un quelconque engin volant .de près ni de loin, Latécoère relève le défi. A Montaudran, près de Toulouse, il ouvre un nouvel atelier de mécanique et s'entoure de quelques-uns des meilleurs spécialistes du moment : Emile Dewoitine et Marcel Moine, entre autres. Des bâtiments supplémentaires sont inaugurés, une forge installée et une piste de 700 mètres aménagée avec soin. Bientôt, l'usine toute entière est capable d'assembler cent cinquante avions par mois. En octobre, la cadence s'élève à six engins par jour. Déjà, les commandes affluent. Cette fois, l'Etat réclame des Nieuport 29 pour la grande offensive que le maréchal Foch prévoyait de lancer au printemps 1919. Si le jeune capitaine d'industrie se réjouit de la paix à venir, il comprend aussi que cette perspective peut mettre en péril son oeuvre tout entière. Pierre-Georges Latécoère prévoit de dépêcher ses avions vers le sud. Vers l'Espagne bien sûr, mais aussi vers le Maroc et le Sénégal, terres françaises par excellence. Mieux : alors que les vols transatlantiques tiennent encore de la folie pure, il imagine ses messagers de métal débarquant sur le continent sud-américain. Personne ne croit vraiment à ce projet osé. Pas plus les ingénieurs qu'il emploie que les politiques locaux qu'il fréquente.
En Mai 1918, la guerre dure encore, Pierre-Georges Latécoère reçoit la visite d'un de ses amis d'enfance, un brillant officier aviateur : Beppo de Massimi. Il le rallie a son idée. Dès la fin de la guerre, ces deux hommes commencent la tâche qu'ils s'étaient fixée. La veille de Noël 1918, un mois 1/2 après l'Armistice, Pierre-Georges Latécoère piloté par Cornemont, franchissait pour la première fois les Pyrénées et joignait Toulouse à Barcelone. La ligne était commencée. Le terrain de Montaudran s'organisait en Aérodrome.
Le 25 Février 1919, deux avions Salmson emportant, l'un Pierre-Georges Latécoère avec Junquet, l'autre Beppo de Massimi, avec Lemaitre, partaient prolonger la Ligne jusqu' à Alicante.
Propose une liaison postale avec l'Amérique en septembre 1918.
Fonde la Cema le 11 novembre 1918.
Le 19 Mars, Pierre-Georges Latécoère, et Lemaitre partaient pour Rabat. Ils y arrivaient le 20 au matin portant au Maréchal Lyautey des violettes de Toulouse. L'appui du Maréchal, convaincu de la valeur de l'entreprise permit aux deux hommes d'obtenir enfin l'aide gouvernementale et de fonder les lignes aériennes Latécoère .Envoie Beppo de Massimi en Espagne le 11 avril 1919.
Signe un contrat pour des escales en Espagne le 28 août 1919.
Obtient un marché d'Etat Pour la construction du Laté 4 le 30 juillet 1920.
Donne carte blanche à Didier Daurat le 01 octobre 1920.
Reçoit une commande pour un quadrimoteur de bombardement le 15 octobre 1920.
Les LAL deviennent la CGEA le 13 mai 1921.
Fonde la Sidal en septembre 1921.
Vend la Société des forges G. Latécoère en avril 1922.
920 passagers transportés dans l'année par la CGEA le 31 décembre 1922.
Envoie Joseph Roig au Brésil le 20 mai 1924.
Administre la CAFA en septembre 1926.
Rencon!re le président Alvear à Buenos Aires en décembre 1926.
Rencontre Bouilloux-Lafont à Buenos Aires en décembre 1926.
Céde 93% des actions de la CGEA à Marcel Bouilloux-Lafont le 11 avril 1927.
Reçoit une commande officielle pour le Laté 300 le 23 septembre 1929.
Mermoz teste le Laté 521 "Lieutenant de vaisseau Paris" le 08 décembre 1935.
Mis en cause par Mermoz dans la disparition de Collenot en février 1936.
Fonde la SMA avec Louis Breguet le 15 mai 1939.
En 1939, alors que l'horizon politique Européen s'assombrissait et que la guerre était à craindre, Pierre-Georges Latécoère, répondant à l'appel de l'Aéronautique Navale créa en un temps record l'usine actuelle de Périole à Toulouse pour la fabrication en série des hydravions de croisière de 30 tonnes, destinés à l'Aéronautique Navale.
En 1940, Pierre-Georges Latécoère, vendait ses Usines de Toulouse Moniaudran, d'Anglet et la Base de Biscarrosse à la Société des Ateliers d' Aviation Breguet. Pendant 1'occupation, la Société Latécoère ayant réduit son potentiel de productions réussit à ne rien produire qui put servir à l'ennemi.
L'hydravion de 70 tonnes type Latécoère 631 qui constituait une parfaite réussite technique distançant nettement ses concurrents Français et étrangers avait, durant l'occupation, été mis au point et effectué la majorité de ses essais.
Le prototype saisi à Marignane par les Allemands avait été détruit à Friedrichshafein par les Alliés. Le deuxième, grâce au dévouement de tout le personnel de l' Etablissement, avait été camouflé dans les environs de Toulouse avec les éléments des 3ème et 4ème appareils pour échapper aux destructions de la Wermacht lors de sa retraite.
Dès la libération, 7 appareils complémentaires ont fait l'objet d'une commande passée à l'usine Latécoère afin d'équiper Air France pour les traversées transatlantiques. La France gardait avec l'hydravion Latécoère type Lionel de Marmier de 75 tonnes, l'avance des appareils du plus gros tonnage aérien mondial.
Décès le 10 août 1943.

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