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Vicente Almandos
Almonacid (1881-1953) le célèbre précurseur de l' Aéronautique en
Argentine est né dans La Rioja. En 1913, après des études
techniques et quelques notions de pilotage, il va en France pour
construire un avion conçu et baptisé par lui “aeromovil”. Il
passe son brevet de pilote, et quand la guerre éclate il s'engage
dans la Légion Étrangère (Corps d'Armée Nº 20 Ysar), comme
beaucoup d'étrangers se trouvant en France, l'italien Oilvero, l'américain
Kiffin Rockwell de l'escadrille Lafayette... L'année suivante il
obtient son brevet de pilote militaire. (voir plus haut, quelques
phases de son comportement pendant la guerre)
A la fin de la guerre, et après plusieurs missions du bombardement
(il a inventé un mécanisme pour larguer les bombes installées sous
l'avion, mécanisme adopté par les armées alliés) il est affecté
à l'Escadron M.S. 26 de Roland Garros, où il est nommé Capitaine
avec les décorations suivantes: la médaille Militaire de France,
Cruz de Guerre, Insigne de la Légion d'Honneur, Insigne de la
Ligue Aéronautique française et Insigne du Gouvernement de
Grande-Bretagne.
En 1919, il fait partie de la Mission Aéronautique Française (composé
de vingt avions, quatre hydravions et quatre planeurs) et pendant
leur séjour en Argentine il organise des nombreuses démonstrations. Peu
de temps après leur arrivée, le Congrès National Argentin lui
accorde le même grade qu'il avait dans l'Armée Française et
l'incorpore dans l'Armée Argentine. (Loi Nº 10.989, mais il n'y
a pas eu de décret d'application)
Au début de 1920, le Patron de la Mission française le désigne avec
le Lieutenant Fernand Prieur, pour poursuivre la mission au
Chili mais il faut traverser la Cordillère des Andes. Avec son biplan
Spad 220 il rencontre beaucoup de problèmes mécaniques pour
rejoindre Mendoza (Argentine). Ensuite il fait un atterrissage
forcé de nuit à deux mille mètres d'altitude et l'avion est détruit. Le
patron de la Mission française ordonne alors à Prieur de prêter sa
machine plus puissante (un Breguet de 300 HP) à son compagnon
argentin qui refuse pour “ne pas priver la France de la gloire de
relier l'Argentine au Chili pour la première fois, et donc le
Lieutenant Prieur reprend l'étude de réaliser cet exploit.
Pendant ce temps, la même année, le Lieutenant Jean Guichard et
l'Argentin Jiménez Lest compagnons de guerre, négocient dans le
cadre de la Mission Aéronautique Français et avec la Compagnie
Franco-Argentina de Transports, l'achat d'un avion pour Almonacid. Le
président de la compagnie, avec notoriété et générosité
disant “les avions français ne sont pas à vendre pour
Almonacid, mais plutôt à offrir comme cadeau”, donne un Spad 220
HP qui, par voie ferrée le rejoindra à Mendoza.
Le 29 mars 1920, le “Condor Riojano” décolle la nuit de Mendoza
pour se poser dans un champ de vigne près de la plage de Vergara
(Chili), à côté d'un champ de vigne près de la mer, où il
fait un atterrissage parfait dans l'obscurité.
En 1927, il représente la "Compagnie Generales il Aéropostale", et
obtient l'autorisation du gouvernement Argentin de créer la ligne
Amérique du Sud - Europe avec le siège à Buenos Aires où les
services gratuits seront assurés par la branche locale de la
compagnie Aeroposta Argentine CORP. Dans cette dernière il est
nommé directeur technique de 1928 à 1932.
Au milieu de l'année 1932, quand la guerre éclate entre le Paraguay
et la Bolivie, il se rallie à la cause paraguayenne, offre ses
services et va dans la région du conflit. Une fois au Paraguay, et
comme Colonel Honoraire, il organise l'aviation locale.
De retour en Argentine, il entre au service consulaire où il sert six
ans comme conservateur de la maison. Il préside les journées de fêtes
du Général de San Martin José à Boulogne en France, ville
qui avait un consulat Argentin.
Boullioux-Lafont s'appuie sur le capitaine Vicente Almandos Almonacid
pour organiser la branche Argentine, et le 5 septembre 1927, l'Aeroposta
Argentine CORP est créée. Les bureaux de l'Aéropostale s'installeront
à Bue nos Aires au siège de cette dernière. Le capital autorisé était
de cinq millions il y eut un million d'actionnaires. Vers le Paraguay,
Santiago du Chili et la Patagonie le Français Paul Vachet avec les
Argentins Pedro Ficarelli et Léonard Selvetti mettent en place
les premières liaisons. Sont créées à la même période, septembre
1927, conjointement "l'Aeroposta uruguayen" et la "Companhia
Brasileira aéronautique", comme compagnies subsidiaires de
caractère national en collaboration avec l'Aéropostale qui amènera
son savoir-faire.
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